DPE du quartier Gare à Roanne : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Dans le quartier Gare à Roanne, les 1 636 DPE géolocalisés décrivent un parc très majoritairement composé d’appartements et marqué par les constructions anciennes. Les résultats montrent une consommation médiane supérieure à celle de la ville, mais une proportion de logements F et G relativement proche.

DPE du quartier Gare à Roanne : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers — Roanne

Le dossier énergétique du quartier Gare repose sur 1 636 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Roanne. Ces observations permettent de décrire le bâti diagnostiqué, ses étiquettes et plusieurs indicateurs utiles pour comprendre un projet immobilier. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements du quartier : les proportions présentées portent sur les diagnostics disponibles. Le constat associe une forte présence de constructions anciennes, une nette prédominance des appartements et des résultats énergétiques contrastés. Pour vendre ou louer, cette lecture collective donne un contexte, sans remplacer l’examen du DPE du bien concerné. Un appartement du quartier ne peut donc pas se voir attribuer une performance sur la seule base de son adresse ou de son époque de construction.

Un bâti surtout ancien et très majoritairement en appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Gare)Part du quartier
A70,4 %
B523,2 %
C40024,4 %
D64039,1 %
E38023,2 %
F1086,6 %
G493,0 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Gare (Roanne).

La période de construction dominante est celle d’avant 1948, qui représente 62,5 % des diagnostics du quartier Gare. À l’échelle de Roanne, cette part atteint 39,0 % : l’ancienneté du parc diagnostiqué est donc plus marquée autour de la Gare. La proportion de logements construits avant 1975 s’élève à 88,4 %, ce qui confirme le poids des générations anciennes dans les observations. Les maisons individuelles ne représentent que 5,9 % du corpus, le reste étant constitué d’appartements. Cette structure invite à lire les résultats avant tout comme ceux d’un quartier de logements collectifs anciens. Elle ne renseigne cependant ni sur les matériaux des immeubles, ni sur leurs équipements, ni sur les rénovations déjà réalisées. L’âge dominant décrit le parc, mais ne suffit pas à expliquer la performance de chaque logement.

  • Avant 1948 : 62,5 % des diagnostics du quartier, contre 39,0 % à Roanne. Ce repère distingue nettement la structure d’âge locale de celle du corpus municipal.
  • Avant 1975 : 88,4 % des diagnostics. Cette donnée complète la lecture du bâti ancien, sans permettre de connaître l’état actuel de l’isolation ou des équipements.
  • Maisons individuelles : 5,9 % des logements diagnostiqués, le reste en appartements. Les résultats agrégés décrivent donc principalement des logements situés dans des immeubles.
  • Surface médiane : 57 m² dans le quartier, contre 62 m² à Roanne. La comparaison énergétique doit garder à l’esprit cette différence de surface entre les deux ensembles.

Des étiquettes DPE concentrées sur les classes C, D et E

Avec 640 diagnostics, l’étiquette D est la plus représentée dans le quartier Gare. Elle est suivie par la classe C, qui rassemble 400 diagnostics, puis par la classe E, avec 380 diagnostics. La lecture ne se résume donc pas aux logements les moins performants : le cœur du corpus se situe dans ces trois classes. À l’autre extrémité, les étiquettes A et B comptent respectivement 7 et 52 diagnostics. Leur présence montre que le quartier ancien comprend aussi des logements classés dans ces catégories, sans que les données permettent d’en préciser les caractéristiques. Les classes F et G regroupent respectivement 108 et 49 logements. Cette diversité rappelle que deux biens du même quartier peuvent présenter des profils énergétiques différents, y compris dans un environnement bâti globalement ancien.

Une consommation médiane supérieure à celle de Roanne

La comparaison avec Roanne fait apparaître un contraste important. Les passoires énergétiques F et G représentent 157 logements, soit 9,6 % dans le quartier Gare, contre 9,4 % pour la ville entière : les proportions restent proches. En revanche, la consommation médiane atteint 215 kWh/m²/an dans le quartier, contre 186 kWh/m²/an à Roanne. Le coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur, à 1 070 € contre 993 €, alors que la surface médiane locale est plus faible. Ces indicateurs décrivent des aspects complémentaires et ne doivent pas être confondus. Le taux de F et G ne résume pas toute la distribution énergétique. Par ailleurs, les repères de consommation, de coût et de surface fournis sont des médianes, et non des moyennes arithmétiques.

  • Passoires F et G : 9,6 % dans le quartier contre 9,4 % à Roanne. Le quartier se situe légèrement au-dessus du repère municipal, sans s’en éloigner fortement.
  • Consommation médiane : 215 kWh/m²/an contre 186 kWh/m²/an. Cet indicateur est supérieur dans le quartier, indépendamment du constat de proximité sur la proportion de F et G.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 1 070 € contre 993 €. Il s’agit d’un repère issu des diagnostics, pas d’une facture constatée ni d’un montant garanti pour un occupant.
  • Surface médiane : 57 m² contre 62 m². Les médianes présentées ne décrivent pas nécessairement un même logement et ne doivent pas être assemblées pour reconstituer artificiellement un bien type.

Vendre dans le quartier Gare : documenter la situation du bien

Pour préparer une vente dans le quartier Gare, l’intérêt de ces résultats est de situer le logement sans lui attribuer les caractéristiques de l’ensemble du parc. La classe D, observée dans 640 diagnostics, constitue un repère fréquent, mais ne définit pas une norme applicable à chaque appartement. Une présentation factuelle du bien peut distinguer son étiquette, sa consommation estimée, sa surface et son coût énergétique estimé. Si des améliorations ont été réalisées, leur description doit reposer sur les informations propres au logement, et non sur une déduction tirée de son ancienneté. Les données fournies ne contiennent ni prix de vente ni historique de transactions. Elles ne permettent donc pas de chiffrer une décote, une valorisation ou un effet commercial associé à une classe énergétique dans ce quartier.

Louer : examiner le DPE individuel plutôt que le seul contexte local

Pour une mise en location, la priorité de lecture reste le diagnostic du logement proposé. Le coût annuel médian estimé de 1 070 € donne un contexte local, mais ne prédit pas les dépenses du futur occupant. De même, les 157 logements classés F ou G signalent la présence de biens aux performances faibles, sans permettre d’identifier la situation d’une adresse particulière. Un bailleur comme un candidat locataire peut utiliser les indicateurs du quartier pour formuler des questions précises sur le bien et examiner les informations qui lui sont propres. Les faits disponibles ne comprennent pas de règles juridiques de location ni d’éléments sur la validité des diagnostics individuels. Ils ne permettent donc pas de conclure à l’autorisation ou à l’interdiction de louer un logement déterminé.

Questions fréquentes

Le quartier Gare est-il moins performant que Roanne sur le plan énergétique ?

Les indicateurs donnent une réponse nuancée. La consommation médiane du quartier atteint 215 kWh/m²/an, contre 186 kWh/m²/an à Roanne, et son coût annuel médian estimé est supérieur. En revanche, la part de F et G reste proche du niveau municipal : 9,6 % contre 9,4 %. Il faut donc préciser l’indicateur utilisé plutôt que porter un jugement global.

Un logement ancien du quartier Gare est-il forcément une passoire énergétique ?

Non, l’ancienneté ne permet pas d’attribuer une étiquette à un logement. Les constructions d’avant 1948 représentent 62,5 % des diagnostics, tandis que les classes F et G en représentent 9,6 %. Le corpus comprend aussi 400 diagnostics C et 640 diagnostics D. Seul l’examen des informations du bien permet de connaître sa situation individuelle.

Le coût médian de 1 070 € correspond-il aux dépenses à prévoir pour chaque logement ?

Non. Les 1 070 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans le corpus du quartier, et non à une dépense identique pour tous les logements. Cette valeur ne constitue pas une facture observée. Pour examiner un achat ou une location, il faut consulter l’estimation propre au bien plutôt que lui appliquer automatiquement ce repère local.

Sources officielles

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